Les romans de chevalerie

I. Contexte historique

Les romans de chevalerie, souvent anonymes, ont été écrits entre le XIIe et le XIVe siècles. Ils sont rédigés en langue romane et non en latin. Au départ, les romans sont écrits en octosyllabes et sont faits pour être lus à haute voix. Vers le XIVe siècle, ils sont aussi écrits en prose. En France, on peut retenir les noms de deux auteurs : Chrétien de Troyes et Robert de Boron.

II. Source d'inspiration

Les romans de chevalerie s'inspirent de vieilles légendes et mythologies, notamment celles des Celtes. Le cycle de La Table ronde est très célèbre parce que le roi Henri II Plantagenêt a adopté cette légende vers 1155 comme légende officielle.

III. Caractéristiques

Le roman de chevalerie est à la fois un roman d'aventures et un récit merveilleux.

Il a pour cadre des châteaux, des forêts mystérieuses, des fontaines et des ponts magiques. Il met en scène une noblesse féodale de chevaliers fiers, courageux et courtois. Il raconte la quête sans fin des héros pour trouver le Graal ou pour conquérir l'amour de leur dame. Il comporte des épisodes obligés : le duel, le tournoi, la poursuite des ravisseurs de jeunes filles, l'affrontement d'un phénomène extraordinaire, la scène d'amour.

IV. (In) vraisemblance historique

Le roman de chevalerie présente une image idéale d'un monde passé qui n'a jamais vraiment existé. Il magnifie l'ordre des chevaliers au service de l'Église et de la christianisation.